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Au programme ce soir du petit écran : un thriller géopolitique engagé adapté de John Le Carré, un classique des années 80 signé Joe Dante et la révélation d'une des nouvelles promesses du cinéma indépendant américain.

The Constant Gardener de Fernando Meirelles

Dans une région reculée du nord du Kenya, Tessa Quayle, une brillante avocate aussi militante que passionnée, est retrouvée sauvagement assassinée. Le médecin africain qui l'accompagnait est porté disparu, et tout porte à croire qu'il s'agit d'un crime passionnel. Sandy Woodrow, Sir Bernard Pellegrin et les autres membres du Haut commissariat britannique s'imaginent que l'époux de Tessa, leur discret et modeste collègue, Justin Quayle, ne cherchera pas à prendre l'affaire en main. C'est bien mal le connaître...

Thriller géopolitique s'attaquant aux lobbies de l'industrie pharmaceutique, The Constant Gardener adapte l'une des références littéraires du genre, John Le Carré et sa Constance du Jardinier. Le réalisateur brésilien Fernando Meirelles en tire un thriller aussi spectaculaire qu'édifiant selon Première : "Ultraréaliste, le film est d'abord une charge contre les grands groupes pharmaceutiques. Adapté du roman de John Le Carré par le scénariste de Goldeneye, The Constant Gardener est aussi un thriller à la James Bond dont l'action saute d'un continent à l'autre, et une love story envoûtante. Rachel Weisz est magnifique en fantôme qui éveille Justin à la conscience du monde tandis que Ralph Fiennes fait des merveilles avec un minimalisme tendu". Porté par le tandem Ralph Fiennes/Rachel Weisz, le film permit à l'actrice britannique de remporter de nombreuses récompenses, avec en point d'orgue le BAFTA, le Golden Globe et l'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle.

The Constant Gardener est diffusé ce soir à 20h55 sur Numéro 23.

L'aventure intérieure de Joe Dante

Forte tête de la marine américaine, le lieutenant Tuck Pendelton se porte volontaire pour une expérience très risquée. Miniaturisé, aux commandes d'un submersible de poche, il va être injecté dans l'organisme d'un lapin. Mais de méchants espions industriels s'emparent de la puce qui peut inverser le processus. C'est alors que Tuck se trouve propulsé dans l'arrière-train d'un modeste employé de supermarché. Il va devoir convaincre son hôte de le sortir de là !

Lorsque Joe Dante s'attaque à L'aventure intérieure, qui sort en salles en 1987, il surfe encore sur le succès populaire de Gremlins, malgré l'énorme gadin rencontré par son film précédent, Explorers, réalisé pour Disney. Réunissant Dennis Quaid, alors en train de s'imposer comme l'une des valeurs montantes de la fin des années 80, une jeune et encore méconnue Meg Ryan et le comédien vedette du Saturday Night Live Martin Short, L'aventure intérieure est devenu avec le temps l'un des symboles de l'inventivité visuelle du cinéma de Joe Dante. Une inventivité comme souvent mal comprise en son temps puisque L'aventure intérieure fut un échec au box-office à sa sortie, heureusement réhabilité depuis, qui marqua le début d'une longue période de flops pour Dante.

L'aventure intérieure est diffusé ce soir à 20h5 sur 6ter.

Blue Ruin de Jeremy Saulnier

Dwight Evans est un mystérieux vagabond dont la vie en marge de la société va se retrouver bouleversée par la libération d'un meurtrier. Dwight va être entrainé dans une spirale de violence dont personne ne sortira indemne.

Petit prodige naissant du cinéma indépendant américain, Jeremy Saulnier signait en 2013 son deuxième long-métrage, Blue Ruin, qui le fait connaître aux yeux de la critique et des cinéphiles grâce à sa sélection à la Quinzaine des réalisateurs au Festival de Cannes, où il remporte le prix FIPRESCI. Financé en partie par une campagne de crowdfunding sur Kickstarter, Blue Ruin marque la naissance d'un cinéaste au style déjà très affirmé comme l'écrivait Première à l'époque : "Comme dans Amours chiennes, drame choral d’Alejandro González Iñárritu, le protagoniste de Blue Ruin apparaît d’abord en marginal hirsute avant d’adopter une apparence plus commune. Le regard des autres change, le nôtre aussi : à mesure qu’il se transforme, le film nous évoque successivement Jeff Nichols, Les frères Coen ou encore Sam Peckinpah. […] Ce jeune cinéaste a de la suite dans les idées, et c’est tant mieux car l’après-Blue Ruin est déjà très attendu". L'après-Blue Ruin justement, ce sera Green Room avec Patrick Stewart en skinhead néo-nazi terrifiant, très chaleureusement accueilli à Sundance cette année, attendu en 2016.

Blue Ruin est diffusé ce soir à 20h40 sur OCS City.