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En six ans, il a su imposer un style et une écriture. Ses journaux du week-end engrangent des records d’audience et les people, comme les politiques, aiment venir sur son plateau. Confidences d’un homme peu enclin à se dévoiler...

Le week-end, vous accordez plus de place aux reportages que dans le JT de la semaine.À la succession de brèves, de sujets courts et de chiffres, je préfère l’immersion, aller au plus près des gens qui font l’actualité. Les écouter, les entendre. Je lutte contre cette tentative de tout décoder qui nous amène parfois à nous faire oublier la qualité du reportage.Dans une récente interview, vous évoquiez votre volonté de respecter le silence dans les reportages.Oui, parce que je suis presque affolé de l’omniprésence des musiques et des voix-off dans tous les sujets. Avec le 13h15, la volonté était de casser ces codes, apporter une nouvelle écriture et réinventer une qualité visuelle. Et ça paye. Depuis 6 ans, nous gagnons des téléspectateurs.Des téléspectateurs qui vous sont aussi très attachés...J’ai changé sur ce point. J’accepte enfin l’idée d’incarner le JT. Progressivement et avec humilité, j’ai compris qu’un lien pouvait exister entre le présentateur et le public.Où en sont vos envies de faire du cinéma ?Je travaille à l’écriture d’un scénario. Avec pour objectif de réaliser un téléfilm inspiré de faits réels. Journaliste implique d’être au plus près de la réalité. Alors que, dans la fiction, on peut inventer des vies, des personnages. J’avoue que j’ai encore du mal à passer le cap. Les gens avec qui je bosse me disent souvent : «  Autorise toi à aller plus loin ! »Vous n’êtes pas tenté de revenir à vos premières amours journalistiques : la radio ?J’adorerais, mais c’est incompatible avec le JT. En fait, je rêverais d’avoir plusieurs vies !L'interview complète de Laurent Delahousse est à retrouver dans le magazine Télé 7 jours...Eva ROQUE du magazine Télé 7 jours