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La plus flamboyante des actrices revient sévir dans L'Idéal, le nouveau Beigbeder.

Sur la devanture des kiosques, la plastique sculpturale d’Audrey Fleurot nue sous un manteau de fourrure s’étale – et affole les lecteurs. Frédéric Beigbeder a choisi de faire de l’actrice la cover girl du magazine masculin LUI, qu’il a relancé en 2013. Elle est également l’héroïne de L’Idéal, la suite de 99 Francs adaptée de son roman Au Secours pardon, qu’il réalise. Voilà comment la boucle est bouclée.

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Audrey Fleurot à poil et en fourrure pour le magazine Lui

Dans L’Idéal, Audrey Fleurot joue une fois de plus une femme fatale. Workaholic odieuse et dominatrice, elle incarne le fantasme inaccessible d’Octave Parango (Gaspard Proust), un model scout (chasseur de nouveaux visages dans la mode) qui vit entouré de cocaïne et de jeunes mannequins russes. Dans ce défilé de tops model superbes mais frêles voire rachitiques et à peine majeures, la rousse incandescente trône en reine voluptueuse et fait passer les cover girls pour de fades petites filles. 

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A 39 ans, l’actrice a cette image de femme puissante et inaccessible, le fantasme ultime aussi cliché que toujours actif de la rousse mystérieuse (au Moyen-Age, on les brûlait pour sorcellerie…) qui lui colle à la peau, et qu’elle ne cesse d’exploiter à l'écran.

Formée au théâtre, elle a fait ses débuts face à la caméra pour la télévision. On la découvre dans la série comique d’Alexandre Astier Kaamelott, dans le rôle de la Dame du Lac, déesse sauvage et mystérieuse justement, ange-gardienne du roi Arthur ; et comme Astier est facétieux, il enrôle Audrey Fleurot dans un rôle essentiellement invisible – la Dame du Lac n’apparaît qu’aux yeux d’Arthur. On la retrouve ensuite dans Engrenages, où elle campe cette fois-ci une femme bien réelle, avocate ambitieuse dénuée de tout scrupule. Manipulatrice et séductrice, la belle rousse l’est également dans Un Village Français, où elle joue la femme volage du maire.

Au cinéma, elle accède à la reconnaissance en faisant fantasmer Omar Sy dans le carton Intouchables, avec ses jupes crayon et ses répliques cinglantes.

Le feu sous la glace.

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Et c’est la particularité d'Audrey Fleurot : elle aime faire rire. Dans Kaamelott déjà, son personnage était certes celui d’une déesse, mais d’une déesse larguée et gaffeuse qui ne faisait que compliquer la quête d’Arthur par ses énigmes foireuses et ses recommandations mal avisées. Au cinéma, ses rôles marquants sont essentiellement dans des comédies, qui capitalisent toujours sur son image sexy. Dans La Vraie vie des profs, elle twerke sur du dancehall devant ses élèves déjà bien excités par la puberté. 

Dans Belle comme la femme d'un autre, elle est la tentatrice engagée par une femme pour tester la fidélité de son mari. Dans Les Gazelles, elle est la copine fêtarde et décomplexée de Camille Chamoux, celle qui la dévergonde et lui apprend à apprivoiser le célibat, toujours pleine de punchlines bien senties.

L’actrice, qui était enceinte pendant le tournage de L’Idéal et a mis au monde son premier enfant en novembre 2015, assure en tous cas ne pas se considérer comme un sex-symbol. « Si vous saviez à quel point je suis une arnaque ! », s’amuse cette ancienne ado ingrate. On ne sait bien sûr pas encore comment marchera le film de Frédéric Beigbeder, mais on parie que le dernier numéro de Lui auquel Fleurot prête sa plastique aura eu un certain succès.

Audrey Fleurot : "Si vous saviez à quel point je suis une arnaque !"

L'histoire de L'Idéal : L'ancien concepteur-rédacteur Octave Parango de « 99 francs » s'est reconverti dans le "model scouting" à Moscou. Cet hédoniste cynique mène une vie très agréable dans les bras de jeunes mannequins russes et les jets privés de ses amis oligarques... jusqu'au jour où il est contacté par L'Idéal, la première entreprise de cosmétiques au monde, secouée par un gigantesque scandale médiatique.
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La bande-annonce de L'Idéal - actuellement en salles :