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L'actrice hollywoodienne fait la promotion de la danse du ventre dans un court-métrage arty qui n'est pas sans rappeler les pas de danse de Santanica Pandemonium.

Né au Caire et habitant désormais entre New-York, Miami et Paris, l'artiste Youssef Nabil est depuis les années 90 un incontournable de la scène artistique et de la photo.
Elevé par David LaChapelle et Mario Testino, mu par son amour pour son pays d'origine, depuis ses débuts dans l'univers artistique Youssef Nabil est "obsédé" par l'âge d'or egyptien : "C'est vrai que je travaille à distance de mon pays, mais c'est fabuleux, parce que c'est autour de lui que s'articule une majeure partie de mon travail. Même au niveau de ma technique de travail, je m'inspire de celle des affiches de cinéma égyptien. Mon but est de prendre cette mémoire d'une Egypte révolue et l'emmener ailleurs, à travers mon œuvre. C'est une manière de la sauver", explique-t-il dans les colonnes de L'Orient le jour.

Et après avoir photographié Catherine Deneuve, David Lynch ou encore Charlotte Rampling et des centaines d'anonymes dans une série de portraits façon patrimoine surrané du cinéma égyptien, aujourd'hui l'artiste contemporain rend hommage aux danseuses de baladi de son Égypte natale et fait se trémousser la star mexicano-libanaise.
Façon Une Nuit en Enfer de Robert Rodriguez,  avec George Clooney , Quentin Tarantino et Harvey KeitelSalma Hayek retrouve ses talents de danseuses pour Youssef Nabil et se transforme en danseuse du ventre, sur une plage, face à un Tahar Rahim endormi.
Intitulée I Saved My Belly Dancer, la nouvelle série de l'artiste se compose d'un court-métrage et de vingt-six photos dans lequel on découvre l'actrice de 45 ans sauvée par un Tahar Rahim sur son cheval blanc - de surcroît - et emmenée loin, vers d'autres rives, en Occident. .

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Evocation charnelle du fanatsme amoureux, Salma Hayek qui "représente ce puissant ADN arabe qui a rayonné" selon l'artiste livre un brillant hommage à cet art, cette danse du ventre que Youssef qualifie de "symbole de liberté dans une Égypte qui sombre dans l'extrémisme".