PRODUCTION / ALDABRA FILMS / MANDARIN FILMS

« Une dose de ciné » sur France O vous propose ce soir un voyage mouvementé au cœur de la Guyane avec Clovis Cornillac, Bruno Solo, Audrey Dana et… Gérard Klein.

Une tradition française… un peu perdue

600 kilos d’or pur met en scène une bande de cinq mercenaires qui décide de subtiliser des lingots au nez et à la barbe des multinationales au cœur de la jungle guyanaise. Ecrit et réalisé par Eric Besnard, ce film s’inscrit donc dans toute une tradition du cinéma populaire français d’aventure quelque peu tombé en désuétude en 2010 quand il sort en salles. Celui des Grandes gueules de Robert Enrico, de Cent mille dollars au soleil d’Henri Verneuil ou du Ruffian de José Giovanni. Un nouveau pari des frères Eric et Nicolas Altmayer, producteurs de Brice de Nice, OSS 117 et en cette même année 2010 de Potiche de François Ozon.

La jungle, personnage à part entière

Eric Besnard a énormément travaillé pour faire de la jungle un personnage à part entière de son film, aussi envoûtant qu’hostile et non un décor esthétisant. A l’écran, la lumière posée sur elle se révèle, au fil du récit et des pérégrinations de ses personnages, exotique, accueillante, inquiétante, agressive, morbide et sublime. Le tout dans une grande fluidité. Pour y parvenir, le réalisateur a travaillé main dans la main avec Jean- Marie Dreujou, le directeur de la photographie des Caprices d’un fleuve et de La fille sur le pont. Un travail préparatoire de plusieurs mois en amont du tournage a notamment permis de trouver la pellicule qui restituerait le mieux à l’écran cet univers changeant où plus les minutes passent, plus la teinte verte chlorophylle qu’on connaît se transforme en brun étouffant. Comme un piège qui se referme.

Un habitué et un revenant

Eric Besnard a écrit le scénario de 600 kilos d’or pur avec Clovis Cornillard en tête. Scénariste du Nouveau protocole de Christian Vincent dont le comédien tenait la vedette, il l’avait déjà dirigé dan Ca$h et le retrouvera en 2012 dans Mes héros. 600 kilos d’or pur marque par contre la seule et unique collaboration du cinéaste avec un certain Gérard Klein, le héros de La passante du Sans- souci au côté de Romy Schneider qui avait déserté le grand écran – pour le petit via la série L’instit’ – depuis Pourquoi maman est dans mon lit ? en 94. Et il n’y est plus réapparu depuis.

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