Bong Joon-ho
Diaphana

Dans notre magazine n°497, actuellement en kiosques, nous avons interviewé le cinéaste sud-coréen auteur de Parasite lors de son passage au Festival de Cannes 2019. L’occasion de parler avec lui de sa relation à Netflix et de ses rapports compliqués avec la Weinstein Company.

Actuellement en salles, Parasite, le nouveau film de Bong Joon-ho connaît un superbe démarrage en France. Plus de 300 000 entrées en une semaine sur seulement 179 copies. Ce septième long-métrage est-il celui de la reconnaissance auprès du grand public ? Il semblerait que oui, sa Palme d’or au dernier festival de Cannes jouant sûrement beaucoup dans ce succès. L’effet Cannes comme on dit.

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Nous avions croisé le cinéaste sur la Croisette alors qu’il présentait son film à la compétition officielle. Dans un entretien, disponible en intégralité dans notre 497ème numéro actuellement en kiosques, celui-ci est revenu sur la polémique Netflix qui a entouré son précédent film, Okja, en 2017 et ses rapports conflictuels avec Harvey Weinstein lors de la sortie cannoise de Snowpiercer en 2013.

"Pas de Harvey Weinstein ni de Netflix cette fois-ci !", lance joyeusement Bong Joon-ho. "Sur Snowpiercer, on n’a jamais pu se mettre d’accord avec Weinstein sur le montage du film et on n’avait même pas pu le présenter au comité de sélection, faute de savoir quelle version était la bonne.Snowpiercer, film dystopique adapté de la bande-dessinée éponyme, est sorti plusieurs années avant le scandale Weinstein et la vague #MeToo. À une époque où l’iconique producteur américain était considéré comme un requin dans les affaires, intraitable notamment sur le montage des films qu’il produisait et accompagnait à Cannes.

Sommaire de Première n°497

Grand habitué du festival cannois, Bong Joon-ho a été au centre de l’attention en 2017 lors de la fameuse polémique Netflix sur la Croisette. La raison ? Okja, sa fable moitié futuriste, moitié écolo, 100% Joon-ho, sortie en France uniquement sur la célèbre plateforme vidéo. Un débat houleux qui a accompagné malgré lui le réalisateur : "On a parlé que de ça [la polémique], le film a presque été balayé. Mais en même temps, il n’aurait pas du tout existé sans Netflix, parce que c’était un film sur l’élevage et que les autres studios étaient bien trop frileux." Bien loin de tout ce toutim désormais, Bong Joon-ho n’a pas hésité à nous confier qu’il regrettait de ne pas avoir pu voir Irishman cette année, le tant attendu nouveau film de Martin Scorsese produit par Netflix.

Lorsqu’on l’interroge sur la possibilité de refaire une production Netflix, le réalisateur sud-coréen répond sans détour : "Plus jamais ça, c’est promis !". Avant de relativiser, "Non, franchement, si les circonstances s’y prêtent, pourquoi pas ?" En expliquant qu’il aimerait que la plateforme vidéo soit "plus souples quant à la possibilité de montrer leurs films en salles." Puis conclure en saluant le "soutien de la liberté artistique de réalisateur comme Alfonso Cuaron."

Parasite est actuellement en salles. 

Retrouvez l’intégralité de cette interview dans le Première n°497 en kiosques.

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