Tintin
Sony Pictures Releasing France

Les Aventures de Tintin : Le secret de la licorne revient ce week-end sur France 2.

En octobre 2011, Première avait rencontré l'équipe des Aventures de Tintin : Le secret de la licorne. Steven Spielberg et Peter Jackson avaient répondu à nos questions, mais aussi Andy Serkis, génie de la performance capture qui est impressionnant dans la peau de Haddock. Nous republions cet entretien à l'occasion du passage du film à la télévision.

Euphorisant, hybride et explosif : la révolution Tintin ? [critique]

Andy, vous venez de triompher dans La Planète des Singes, aujourd’hui sort Tintin. L’ère de la performance capture est arrivée ? 
Andy Serkis : Ce que je peux dire en tout cas, c'est que je trouve très intéressant de voir que deux films qui utilisent la capture de mouvements sortent la même année. Le premier est considéré comme un film en prise de vues réelles et le second comme un film d'animation. C’est plutôt bon signe de voir qu’une même technologie permet de réaliser des films aux univers si différents.

Comment le voyez-vous, Haddock ? C’est un fou glorieux. Quand on le rencontre, c’est une bourrasque d’émotions, il n’arrête pas de se plaindre de sa condition, son humanité a comme implosé et il porte en lui la culpabilité des pêchés de ses ancêtres. Sous ses apparences bourrues, il suit toujours ce que lui dit son cœur. S’il est énervé, il est très énervé. S’il est triste, il n’arrête pas de pleurer. Haddock est 100 % honnête.  

Et tous ces jurons ! Un plaisir à dire, non ?  Absolument ! J’aime particulièrement « scaphandrier d’eau de vaisselle » et «ectoplasme » ! Les traductions anglaises de ces insultes surréalistes étaient très réussies aussi. Haddock est un poète, à sa manière…Un poète irascible, mais un poète quand même.

Depuis, nous avons recroisé l'acteur, qui a réitéré son envie d'incarner à nouveau l'allié de Tintin :

Andy Serkis : "Je veux rejouer le Capitaine Haddock !"

Bande-annonce du Secret de la Licorne :

Steven Spielberg et Peter Jackson : "Sur Tintin, la technologie a été l'outil de libération du cinéaste"