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Pour ses 100 ans, Kirk Douglas revient sur relation de travail houleuse avec Stanley Kubrick.

Kirk Douglas est centenaire. Mais si vous pensez qu’il sucre les fraises, vous vous trompez lourdement. Alors qu’il souffle aujourd’hui ses cent bougies, la légende vivante a accordé une interviewé (en partie) filmée à Vanity Fair, qui lui a demandé de revenir sur son amitié particulière avec le réalisateur Stanley Kubrick, qui l’a dirigé deux fois (dans Les Sentiers de la gloire, en 1957, puis dans Spartacus, en 1960). Et malgré une élocution un peu difficile, on peut constater qu’il a toujours toute sa tête, et même une excellente mémoire pour son grand âge.

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Kirk Douglas est le seul acteur avoir tenu deux premiers rôles pour Kubrick. Comme on le sait, les deux hommes ont eu une relation plutôt houleuse, marquée par de profonds désaccords artistiques. Sur les deux films, Douglas était également producteur, et avait dernier le mot face à Kubrick. Sur Les Sentiers de la gloire, il avait ainsi rejeté les modifications au script que Kubrick avait faites dans son dos. Et sur Spartacus, le cinéaste était encore moins en position de force puisqu’il était arrivé en cours de tournage après que Douglas eut licencié Anthony Mann.

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"C’était un salopard (a bastard en VO)", persiste Kirk Douglas face à la caméra de Vanity Fair, plus d’un demi-siècle plus tard. "Mais c’était un type talentueux". L’acteur revient ensuite sur leur plus notable désaccord, concernant le "Je suis Spartacus" qui deviendra la plus fameuse réplique du film. "Il détestait cette scène, mais j’ai insisté. On s’est beaucoup engueulés."

Comme le rappelle Vanity Fair, la femme de Douglas les envoya régler leur conflit face à un psy. Ce dernier conseilla à Stanley Kubrick de lire La Nouvelle rêvée d’Arthur Schnitzler. 40 ans plus tard, Kubrick l’adaptera à l’écran pour son dernier projet : Eyes Wide Shut. Et que pense Douglas, justement, de ce long-métrage ? "C’était un très mauvais film". C’est bon, tu peux laisser tomber le micro Kirk…

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