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Auteur de pièces de théâtre et professeur au Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique de Paris, Denise Bonal s'est éteinte dans la nuit du 24 au 25 Avril.Née en Algérie en 1921, Denise Bonal y a passé son enfance. Elle arrive à Paris à l'adolescence et après le lycée, suit les cours du théâtre de Charles Dullin. Elle est engagée au Centre Dramatique de Rennes en 1951 et y restera 15 années durant lesquelles elle commence à écrire des contes et nouvelles radiophoniques en parallèle à son activité de comédienne. En 1971, elle rejoint le Théâtre National de Strasbourg tandis qu'elle devient professeur au Conservatoire National de Roubaix et s'engage pleinement dans l'écriture en devenant dramaturge. Ses pièces se situent en général dans la sphère de l'intime et traitent souvent de conflits familiaux : Légère en août, Portrait de famille, Une Femme sans conséquence, Les Pas perdus, De dimanche en dimanche... Sa dernière pièce, Les Tortues viennent toutes seules, sera créée la semaine prochaine au Studio-Théâtre d'Asnières par son directeur, Jean-Louis Martin-Barbaz. Denise Bonal était professeur au Conservatoire national supérieur de Paris et au Cours Florent. Elle a également siégé au Conseil d’administration de la SACD et défendu ardemment la création de la Maison des Auteurs. Jean-Paul Alègre, administrateur théâtre de la SACD lui a rendu hommage en ces termes : "[...] Figure majeure de l'écriture dramatique d'aujourd'hui, Denise Bonal était également une comédienne racée et touchante. Distinguée à de très nombreuses reprises par la SACD et les institutions, elle était aussi très représentée dans le cadre du théâtre des amateurs. Elle s'est impliquée dans le combat des auteurs, à la SACD, aux Ecrivains Associés du Théâtre, dans ses prises de parole en public, dans le cadre des festivals, des rencontres, des débats, des colloques, ou, tout simplement dans le quotidien de sa vie de femme de théâtre. Denise Bonal était unanimement respectée par tous ceux qui aiment les planches. Ses textes faisaient référence, sa voix était écoutée. Son humour cruel et tendre à la fois, sa gravité souriante, ses inquiétudes teintées d'espoir nous manquent déjà. Ses magnifiques pièces nous permettront cependant de la garder longtemps à nos côtés."