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De Mon idole à Jappeloup : l'autoportrait de Guillaume Canet

Mon idole

<strong>Le pitch :</strong> Bastien est chauffeur de salle pour une émission télé à succès et accessoirement l'assistant de Philippe Letzger, l?animateur vedette arrogant du show. Lorsque son idole, le producteur Jean-Louis Broustal, l?invite à passer un week-end à la campagne afin de travailler sur un nouveau concept d'émission, le jeune Rastignac ne sait pas encore dans quel monde il vient de mettre les pieds?.<strong>Canet intime :</strong> Dans son premier film, Canet incarne un arriviste tête à claques et crédule, prêt à tout pour réussir à la télé. Changez télé par cinéma et vous aurez le portrait sans fard du jeune Canet qui venait d?abandonner l?équitation pour percer dans le cinéma - ce n?est sans doute pas un hasard si Bastien a précisément le même âge que Canet au moment de la réalisation. <em>Mon idole</em> est un autoportrait sans langue de bois qui permettait au comédien de rassembler une famille et des thèmes qu'il allait traiter à travers toute sa future filmo.

Ne le dis à personne

<strong>Le pitch :</strong> Lorsque son épouse disparaît, la vie d?Alexandre Beck part à la dérive. Huit ans plus tard, il reçoit par mail une vidéo sur laquelle il reconnaît Margot, vivante. Un message accompagne le film : "ne le dis à personne"...<strong>Canet intime :</strong> Adapté d?un polar de <strong>Harlan Coben</strong>, ce thriller francilien devrait être le film le moins personnel de son auteur. Mais impossible de ne pas voir que cet anti-héros stressé, qui déploie des trésors d'endurance pour s?en sortir, ne correspond pas (un peu) à l?image que Canet avait de lui-même à l?époque. Un acteur poussé dans ses retranchements et qui devait apprendre à se réinventer autrement qu?en poster boy. <em>« Je vous laisse libre de vos interprétations »</em> nous confiait-il récemment en interview dans un demi-sourire?

Les Petits mouchoirs

<strong>Le Pitch :</strong> Après le grave accident d?un de leurs amis, une bande de copains décide, malgré tout, de partir à la mer comme chaque année?<strong>Canet Intime :</strong> Avec ce film choral que n?aurait pas renié <strong>Sautet</strong> (celui de Vincent, François, Paul et les autres), Guillaume Canet élargissait le scope et brossait le portrait de sa génération tiraillée entre un désir d?absolu et la banalité du quotidien. De l?infidélité à l?amitié en passant par l?ambition et la tentation de Venise? une vision lucide et amère sur la génération Y ? la sienne.

Jappeloup

<strong>Le Pitch :</strong> L?histoire vraie de Pierre Durand, champion olympique d?équitation, et de sa relation avec son cheval de légende, Jappeloup.<strong>Canet intime :</strong> Tout est là : les home movies de Canet quand il était champion d?équitation, l?accident de cheval qui l?a poussé à devenir acteur, les relations complexes du héros avec son père? « <em>L'aventure de Pierre Durand suffisait en soi à faire un film génial, mais j'ai tellement de points communs avec son parcours que, à un moment donné, j'ai choisi de prendre certaines libertés et de mettre des choses très personnelles dans </em>Jappeloup<em>. Je me suis récemment rendu compte que le film est arrivé au moment où je voulais faire un break dans ma carrière pour m?occuper de mon fils</em> ». <em>Jappeloup</em> est finalement moins un biopic de Pierre Durand qu?un journal intime de Guillaume Canet.

Blood Ties

<strong>Le Pitch :</strong> New York. 1974. Chris est un gangster qui sort de prison. Son frère Frank est un policier prometteur. Si tout les oppose, Frank tente de lui donner une dernière chance : il lui trouve un logement et un travail. Il l?aide même à renouer avec ses enfants et son ex-femme. Mais Chris rencontre Natalie et, rattrapé par son passé, replonge dans ses anciens travers.<strong>Canet Intime :</strong> Depuis ses débuts, on sait que le cinéma de chevet de Canet est américain. C?est <strong>Jerry Schatzberg</strong> (qui lui offrit un de ses premiers rôles), les <strong>Coppola</strong> 70?s et le cinéma indépendant des 90?s (de <strong>Steven Soderbergh</strong> à <strong>James Gray</strong>). En traversant l?Atlantique, Canet s?expatrie moins qu?il ne revient aux sources. A <em>ses</em> sources. Avec Blood Ties, il adapte un film français (dans lequel il incarnait le flic) avec l?aide de Gray, caste tous ses acteurs fétiches et va même jusqu?à proposer à Cotillard un rôle central. L?occasion de se livrer comme jamais et de vivre son rêve américain.

L'autoportrait de Guillaume Canet

Officiellement, Jappeloup raconte l'histoire de Pierre Durand, champion olympique d'équitation qui montait un cheval de légende, le mythique Jappeloup. Officiellement ! Car, tous les films de <strong>Guillaume Canet</strong> (en tout cas ceux qu'il scénarise ou réalise) parlent de lui, de son rapport à la notoriété, à son métier, à ses passions. Revue de détail en 5 films.<strong>Par Pierre Lunn</strong>

Officiellement, Jappeloup raconte l'histoire de Pierre Durand, champion olympique d'équitation qui montait un cheval de légende, le mythique Jappeloup. Officiellement ! Car, tous les films de Guillaume Canet (en tout cas ceux qu'il scénarise ou réalise) parlent de lui, de son rapport à la notoriété, à son métier, à ses passions. Revue de détail en 5 films.Par Pierre Lunn