Parasite Affiche
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Parasite

Bong Joon-ho aime les mélanges et l’impureté.

Gael Golhen
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Piranhas

Après une demi-douzaine de films primés en festivals (dont l’excellent Fiore en 2016), Claudio Giovannesi semble avoir décidé de s’aventurer sur les traces de Matteo Garrone. Après avoir réalisé deux épisodes de la deuxième saison de Gomorra, le voici aux commandes de sa propre adaptation d’un roman de Roberto Saviano (auteur du roman dont est tirée la série).

Thierry Chèze
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Être vivant et le savoir

Ne l’appelez plus cinéaste. Depuis 2000 et son choix de ne plus tourner qu’avec sa seule petite caméra DV, Alain Cavalier se définit lui- même comme un « filmeur ».

Thierry Chèze
affiche godzilla 2 roi des monstres
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Godzilla II - Roi des Monstres

La Terre est menacée par une horde de Titans, créatures... euh, titanesques hautes comme des gratte-ciels, dotées de pouvoirs cosmiques et d'humeur destructrice. Monarch, une compagnie militaro-scientifique, utilise le lézard géant Godzilla pour empêcher les Titans de détruire la Terre. Pas question de reprocher une milliseconde à Godzilla II : Roi des monstres ce pitch hautement improbable, amoureux que nous sommes des blockbusters gigantesques au parfum estival.

Sylvestre Picard
Rocketman : Taron Egerton s’affiche en Elton John plus showman que jamais
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Rocketman

Les biographies de stars, qu’elles chantent du rock ou pas, se divisent en deux grandes catégories : les "autorisées" et les "non autorisées". Rocketman, produit par Elton John, se range d’emblée dans la première catégorie, la biographie officielle, validée par leur sujet lui-même.

Sylvestre Picard
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Sibyl

Une femme et tout autour, la tourmente. Autour. En dedans aussi. Les héroïnes de Justine Triet sont des phares submergés par des vagues qui inondent sa vigie. Laetitia dans La Bataille de Solferino, Victoria et aujourd’hui Sibyl. La réalisatrice pose tout sur la table : angoisses, passions, désirs, pulsions, doutes... Sans filtre, ou presque. À chaque fois, l’appartement familial de l’héroïne sert de base arrière, avec des bambins qui sautent partout rappelant l’impossible repos.

Thomas Baurez
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Une part d'ombre

C’est l’histoire d’un homme à qui on donnerait le bon Dieu sans confession, d’autant plus qu’il ne joue pas les « monsieur Parfait ». David est juste un homme heureux. Heureux en famille. Heureux dans son boulot de prof. Heureux en amitié. Et puis, un soir, tout bascule. Alors qu’il fait son jogging, il indique son chemin à une femme qu’on retrouvera morte un peu plus tard. Dès lors, tout s’emballe. De témoin, il devient suspect puis coupable idéal. Car David n’est pas exactement l’homme qu’il a prétendu être.

Thierry Chèze
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John Wick Parabellum

Dès les premiers plans de John Wick Parabellum, à mesure que Keanu Reeves tabasse un colosse de deux mètres à grands coups de bouquin, il est clair que ce troisième volet ne versera pas dans la littérature. Tant mieux. Le film de Chad Stahelski nous propulse quelques instants après la fin du deuxième volet et l’assassinat de Santino D’Antonio (Ricardo Scarmaccio) dans la backroom du Continental.

Jean-Baptiste Tournié
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Les plus belles années d'une vie

On en aurait voulu à Claude Lelouch de rater ce rendez-vous, de gâcher son film mythique. On ne lui aurait surtout pas pardonné d’offrir à Jean-Louis Trintignant et Anouk Aimée des rôles médiocres pour ce qui sera sûrement l’une de leurs dernières apparitions au cinéma.

Sophie Benamon
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Les plus belles années d'une vie

On en aurait voulu à Claude Lelouch de rater ce rendez-vous, de gâcher son film mythique. On ne lui aurait surtout pas pardonné d’offrir à Jean-Louis Trintignant et Anouk Aimée des rôles médiocres pour ce qui sera sûrement l’une de leurs dernières apparitions au cinéma.

Sophie Benamon
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Stubby

Inspiré par l’histoire du chien soldat le plus décoré d’Amérique, Stubbs décrit l’amitié indéfectible entre ce toutou errant et un jeune militaire pendant la Première Guerre mondiale, des États-Unis aux tranchées françaises. Cette première production des studios Fun Academy offre un regard à la fois léger et cru sur les faits d’armes des soldats de 14-18. Stubbs ne cache rien des horreurs de la der des der, tout en restant tout public. Une belle manière de parler de la guerre aux enfants, dès 6 ans.

Sophie Benamon
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Le jeune Ahmed

L’échec de La Fille inconnue (leur plus mauvais score au box-office) aurait-il incité les frères Dardenne à repenser leur cinéma ? Dans Le Jeune Ahmed, pour la première fois depuis La Promesse, le duo a fait appel à un casting entièrement composé d’acteurs inconnus du grand public, au premier rang desquels l’amateur Idir Ben Addi, 13 ans.

Christophe Narbonne
Meurs, monstre, meurs : Affiche
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Meurs, monstre, meurs

Pourquoi un film aussi auteurisant, sec et radical porte-t-il ce titre aussi nanar ? C’est la première énigme du film. Mais voilà, Meurs, monstre, meurs est le titre original (Die, Monster, Die !) du Messager du diable (1965). Une série Z accablante avec un Boris Karloff littéralement sinistre, quatre ans avant sa mort, qui adapte de très loin la nouvelle La Couleur tombée du ciel de H. P. Lovecraft. Et alors ? Et alors, ce texte semble avoir fourni littéralement la matière de ce Meurs, monstre, meurs qui nous intéresse.

Sylvestre Picard
Douleur et Gloire - affiche
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Douleur et Gloire

Ce type aura 70 ans dans quelques mois. Le moment de se poser des questions, de regarder derrière soi comme on prend sa respiration. Le vingt-deuxième film de Pedro Almodóvar commence au fond de la piscine. En apnée. Tenir. Tenir. Tenir. Et enfin, tout laisser remonter à la surface. Être ou ne pas être Almodóvar, telle est la question. On ne le présente plus, avec sa bille de clown, ses cheveux en pétard, ses couleurs criardes, ses femmes en colère, en détresse, trop maquillées, trop belles, trop femmes, et les types flamboyants qui essaient de tenir l’écran face à elles.

Guillaume Bonnet
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Séduis-moi si tu peux

Le pitch évoque les comédies qu’usinaient Judd Apatow et ses disciples à la fin des années 2000 : un journaliste grande gueule et fumeur de joints (Seth Rogen) se retrouve à écrire les discours de la secrétaire d’État aux affaires étrangères, bien placée dans la course à la présidence, et qui se trouve accessoirement être son ancienne baby-sitter.

Frédéric Foubert
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Hard paint

Pedro fait des shows devant sa webcam pour des internautes avertis. Le corps enduit de peintures réagissant à la lumière bleue, il vivote de cet exhibitionnisme tarifé qu’il pratique pour survivre et donner un sens à sa vie, rendue compliquée par son exclusion de l’université pour des faits graves... Déjà dans Beira-Mar ou l’âge des premières fois, leur premier film, Marcio Reolon et Filipe Matzembacher auscultaient le mal-être de personnages adolescents en quête d’identité sexuelle et familiale.

Christophe Narbonne
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Passion

Ryusuke Hamaguchi est un cinéaste japonais de 40 ans tout rond. Il y a un peu plus d’un an, rares étaient les cinéphiles à connaître son nom. Puis il y a eu l’emprise de Senses, œuvre fleuve de cinq heures autour de quatre jeunes femmes dans la tourmente.

Thomas Baurez
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Permanent green light

L’image est neutre, tout comme les jeunes acteurs, impassibles et austères. Bressonien au sens le plus radical du terme, Permanent Green Light raconte le désenchantement de la génération Z (regroupant les jeunes nés à partir de 2000), agitée par des pulsions suicidaires qui se traduisent chez certains, comme ici, par des envies d’en finir sur le modèle des kamikazes islamistes. « Je voudrais que cette explosion et ce qu’elle laisse derrière elle soient si incroyables que les gens se diront, “merci à celui qui a fait ça, qui qu’il soit” » (sic), ânonne le héros blafard.

Christophe Narbonne
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Just Charlie

Charlie est un excellent joueur de foot, promis à un avenir radieux : devenir professionnel. Il est encouragé dans cette voie par son père qui n’a pas pu réaliser son rêve. Mais l’adolescent est en proie à une crise d’identité : il ne se reconnaît pas dans son corps de jeune homme. À l’image de Girlde Lukas Dhont, sorti l’an dernier, Just Charlie traite de la dysphorie de genre. Ici, la différence réside dans le fait que Charlie veut être une fille, mais qu’il continue à aimer faire des trucs de garçon.

Sophie Benamon
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Pokémon Détective Pikachu

Évidemment. À l’heure où les franchises règnent sur Hollywood, où les studios s’amusent à lancer des films dès qu’une appli cartonne ou qu’un dessin animé ronge le crâne des enfants, il devait bien arriver celui-là : Pikachu débarque dans un long-métrage cinéma. Alors autant rassurez d’emblée les inquiets. Vous n’aurez pas besoin d’avoir un tiroir plein de poké balls ou même d’avoir vu les 22 (VINGT-DEUX !) films Pokemon précédents pour prendre un peu de plaisir à cette drôle comédie noire hostée par Ryan Reynolds. 

Pierre Lunn
Hellboy 2019
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Hellboy

Mi-homme, mi-démon, Hellboy est né dans les comics de Mike Mignola avant de devenir un héros de cinéma. Incarné par Ron Perlman en 2004 et 2008 pour Guillermo del Toro, il revient sous les traits de David Harbour (le sympathique shérif de Stranger Things) devant la caméra de Neil Marshall, pour une version estampillée R-rated plus gore que les précédentes.

Elodie Bardinet
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Fugue

« Fugue » vaut ici à la fois pour « disparition » et pour « fugue dissociative », un trouble psychiatrique qui se matérialise par une amnésie totale et un changement de personnalité chez la personne atteinte. C’est le cas de l’héroïne, Alicja, une femme disparue depuis deux ans que sa famille retrouve à la faveur d’une émission de télévision où un appel à témoins a été lancé. Alicja retrouve ses parents, son mari et son fils qu’elle ne reconnaît pas. Commence un lent processus d’adaptation. Et si Alicja mentait ?

Christophe Narbonne
Le chant de la forêt - affiche
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Le chant de la forêt

Un homme, près d’une rivière, entame un dialogue avec l’esprit de son père défunt. C’est long. Très long. Interminable, à l’image de ce film, midocu mi-fiction (pourtant primé à Un certain regard en 2018), qui nous entraîne sur les pas d’Ihjãc, un chef en puissance qui refuse de devenir chaman et tombe sous la coupe d’un méchant perroquet. On a l’air de se moquer mais le film, tellement pétri de son importance, donne le bâton pour se faire battre – tout le monde ne s’appelle pas Jean Rouch, capable de faire de l’ethno-fiction sans paraître ampoulé et démonstratif.

Christophe Narbonne
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Petra

La caméra de Jaime Rosales investit les espaces comme un monstre froid, à l’aide de mouvements lents. Elle fait mine de s’intéresser aux êtres qui se déchirent dans le cadre, puis s’en va avant de revenir. Pour mieux enrober sa petite affaire, Rosales ponctue chaque bloc de film par des chapitres aux titres pompeux. Voici l’itinéraire de Petra, une jeune artiste qui se rend à la campagne chez Jaume, vieux sculpteur à succès et méchant homme.

Thomas Baurez
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Retour de flamme

Après le départ de son fils, un couple décide de se séparer, persuadé de ne plus s’aimer. « On savait que ça ne serait pas facile. On a dédié plus de vingt ans de notre vie à notre fils », résume le mari intello à son épouse, plus spontanée. Le début du film aligne les clichés : elle se met à aller en boîte, lui à jouer aux jeux vidéo avec son pote ; elle refume, il sort avec une jeunette... Peu inspiré, le réalisateur se contente de confronter ses personnages assis sur des canapés, débitant de grandes phrases définitives sur l’amour et la vie.

Christophe Narbonne
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Les météorites

Avec ce premier long métrage, Romain Laguna a choisi d’emprunter un chemin déjà largement défriché par le cinéma : le portrait d’une adolescente d’aujourd’hui à travers sa découverte de l’amour et de la sexualité. Cette jeune femme s’appelle Nina. Elle a 16 ans, a abandonné ses études et vit avec une mère très absente dans l’arrière-pays héraultais où elle travaille à l’accueil et l’entretien d’un musée-parc sur les dinosaures. Elle rêve d’aventures et cherche à élargir un quotidien finalement assez répétitif.

Thierry Chèze
Versus
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Versus

Représenter la violence au cinéma constitue une gageure. Dans ce premier long, la messe est dite dès la scène d’ouverture où un ado se fait tabasser dans un bus par une bande déchaînée. Réalisation ultra stylisée, montage péniblement haché, la séquence est irregardable mais pas pour les raisons que l’on croit. François Valla vient de tomber dans le piège dont il ne s’évadera jamais : surligner les choses, enchaîner les clichés, sembler se repaître de la violence qu’il dénonce.

Thierry Chèze
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Les crevettes pailletées

On attendait ces Crevettes pailletéesau tournant car il y avait un petit côté Grand Bainversion queer dont on se méfiait. Forcément, on pense beaucoup au film de Gilles Lellouche devant celui-ci, qui raconte comment un groupe d’homosexuels pas vraiment au sommet de sa forme va assumer ses différences et retrouver une raison de vivre en participant à une compétition de waterpolo.

Pierre Lunn
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Matar a Jesús

À Medellin, Lita, 22 ans, voit son père se faire tirer dessus par deux hommes à moto, ces sicarios qui terrorisent la population. Le hasard la remet en présence de l’assassin de son père. Entre désir de vengeance et compassion, la jeune femme va alors côtoyer pendant quelques jours les voyous des quartiers pauvres de Medellin... Pour son deuxième film, la réalisatrice Laura Mora a fait une oeuvre cathartique en racontant l’acte traumatisant dont elle a aussi été témoin dans son passé : l’assassinat de son père sous ses yeux.

Sophie Benamon
affiche le chant de la foret
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Le chant de la forêt

Un homme, près d’une rivière, entame un dialogue avec l’esprit de son père défunt. C’est long. Très long. Interminable, à l’image de ce film, midocu mi-fiction (pourtant primé à Un certain regard en 2018), qui nous entraîne sur les pas d’Ihjãc, un chef en puissance qui refuse de devenir chaman et tombe sous la coupe d’un méchant perroquet. On a l’air de se moquer mais le film, tellement pétri de son importance, donne le bâton pour se faire battre – tout le monde ne s’appelle pas Jean Rouch, capable de faire de l’ethno-fiction sans paraître ampoulé et démonstratif.

Christophe Narbonne