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Give me liberty

Après son passage par Cannes, le deuxième long métrage du coscénariste de Gabriel et la montagne déboule en salles : Give me liberty a des allures de grenade dégoupillée dont rien ne calmera les effets explosifs. Un After Hours tout en bruit et fureur au coeur de l’Amérique invisible, celle des laissés-pour-compte dont s’occupe son personnage central, un jeune Américain d’origine russe, chauffeur d’un minibus pour handicapés.

Thierry Chèze
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Sun

Cette comédie trépidante raconte les tribulations parisiennes de Sunil Pratham – Sun pour les intimes –, trentenaire débrouillard d’origine indienne qui décide de monter sa propre société de coursiers. Mais l’arrivée inopinée d’un de ses cousins, un joueur de sitar venu à Paris pour tenter sa chance, va chambouler ses plans tout en lui permettant de renouer avec ses racines. Sun tient beaucoup sur l’énergie de son interprète, Tewfik Jallab.

Sophie Benamon
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Daniel Darc, pieces of my life

En vrai punk, Daniel Darc (1959-2013) a tout fait à fond et brûlé ce qui menaçait de l’asservir, à commencer par le succès rencontré à la fin des années 70 avec le groupe Taxi Girl. En solo, le chanteur écorché aura traversé des déserts avant son retour en grâce en 2004 avec l’album Crèvecoeur. Ces balises biographiques, les réalisateurs Marc Dufaud et Thierry Villeneuve s’en foutent un peu. Un homme n’étant pas réductible à sa fiche Wikipédia, ce portrait, riche des propres archives filmées d’un des réalisateurs, permet de partager des moments intimes avec Darc.

Thomas Baurez
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Factory

Des ouvriers prennent en otage leur patron et se retranchent dans l’usine que ce dernier vient de mettre en faillite. Dehors, les hommes de main de l’oligarque préparent l’assaut... Sur le papier, Factory a tout pour plaire : un propos antilibéral dans l’air du temps et une atmosphère virile d’actioner en milieu fermé.

Christophe Narbonne
ils reviennent vuelven affiche
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Ils reviennent...

Sous influence bien digérée de Guillermo del Toro, un conte social fantastique aussi poétique que sombre sur le Mexique gangrené par les cartels.

Thierry Chèze
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The Operative

Il y a du John Le Carré dans ce thriller d’espionnage qui met face à face Israéliens et Iraniens. Yuval Adler avait déjà, dans son premier film, Bethléem (2013), creusé les paradoxes des officiers sous couverture. Ici, il s’intéresse à Rachel, une recrue du Mossad chargée d’une délicate mission d’espionnage industriel en Iran. Elle va découvrir un pays qu’elle n’imaginait pas. Dans The Operative, la forme est classique, le récit a un air de déjà-vu.

Sophie Benamon
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Le voyage de Marta

Pour celles et ceux qui s’apprêtent, indolents, à poser leurs serviettes sur des transats dans un hôtel luxueux à l’abri des bruits du monde extérieur, ce film n’est pas pour vous. Ou plutôt si. Il pourrait bien servir de rappel à l’ordre. Soit l’histoire de Manel (Sergi Lopez) qui emmène son fils et sa fille, Marta (Elena Andrada), dans un resort au Sénégal. Transat, mojito à toute heure, baignade, all inclusive… Sauf que Marta, 17 ans, voit bien que personne ne fait attention aux jeunes femmes et jeunes hommes africains qui s’assurent discrètement que le client est bien roi.

Thomas Baurez
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Le voyage de Marta

Pour celles et ceux qui s’apprêtent, indolents, à poser leurs serviettes sur des transats dans un hôtel luxueux à l’abri des bruits du monde extérieur, ce film n’est pas pour vous. Ou plutôt si. Il pourrait bien servir de rappel à l’ordre. Soit l’histoire de Manel (Sergi Lopez) qui emmène son fils et sa fille, Marta (Elena Andrada), dans un resort au Sénégal. Transat, mojito à toute heure, baignade, all inclusive… Sauf que Marta, 17 ans, voit bien que personne ne fait attention aux jeunes femmes et jeunes hommes africains qui s’assurent discrètement que le client est bien roi.

Thomas Baurez
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Le coup du siècle

Le Coup du Siècle remake Le Plus Escroc des Deux (Frank Oz, 1988), qui remakait déjà Les Séducteurs (Ralph Levy, 1964). Anne Hathaway et Rebel Wilson remplacent Michael Caine et Steve Martin (qui remplaçaient Marlon Brando et David Niven) dans le rôle de deux arnaqueuses en goguette sur la French Riviera, à la recherche d’un gros pigeon à plumer… Hathaway se donne beaucoup de mal pour apporter l’humour, l’espièglerie et l’élégance que requiert ce genre de comédie d’arnaque insouciante, arrosée au champagne et au doux souvenir des sixties.

Frédéric Foubert
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Te Ata

Inspiré de la vie de Mary Thompson Fisher, conteuse amérindienne connue sous le nom de Te Ata, le biopic de Nathan Frankowski est aussi ennuyeux que son sujet est inspirant. Si le film remplit son rôle informatif sur le personnage incarné par Q’orianka Filcher, son manque de rythme le rend monotone. Les spectacles de la conteuse auraient mérité une mise en scène plus audacieuse, les récits racontés par Te Ata laissant entrevoir un potentiel malheureusement sous exploité.

Joanna Mutton
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Roads

Mais qu’est-il donc arrivé à Sebastian Schipper ? Quatre ans après Victoria, son film bluffant construit en un seul et unique plan-séquence dans la nuit agitée berlinoise, il livre ce Roads, son – hélas – exact opposé. Envolée, l’énergie électrisante de ce geste cinématographique dingue ; oubliée, la montée en puissance scénaristique savamment orchestrée. Ce road-movie entre Maroc et France réunissant un ado britannique fuyant sa famille et un jeune Congolais à la recherche de son frère avance à train de sénateur.

Thierry Chèze
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Wild Rose

Glasgow : une jeune chanteuse de country sort de taule. Son rêve de s’envoler pour Nashville est plombé par ses deux enfants et son chômage. Elle devient femme de ménage, mais une rencontre va peut-être changer sa vie... D’accord, rien de bien neuf sous le soleil du mélo musical où les rêves sont aussi fragiles qu’une ballade country.

Sylvestre Picard
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Persona non grata

Librement adapté d’O Invasor L’Intrus de Beto Brant, le cinquième film de Roschdy Zem est un thriller introspectif. Le pitch de départ est alléchant : deux associés d’une affaire de BTP – un fils d’émigrés portugais (Nicolas Duvauchelle) et le rejeton d’un homme d’affaires ripou (Raphaël Personnaz) – vont,

Sophie Benamon
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L'oeuvre sans auteur

En RDA, un peintre fuit les diktats de l’art officiel. Une réflexion sur la liberté plombée par son académisme.

Frédéric Foubert
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Her Smell

Habitué à des ambiances plus feutrées (le génial The Color Wheel), Alex Ross Perry se la joue sex and drugs and rock’n’roll en racontant la descente aux enfers et la rédemption d’une superstar des 90s qui remplissait les stades avec son girl band avant d’exploser en vol. Conscient du côté classique du récit, le cinéaste semble avoir laissé la main à son interprète Elisabeth Moss pour dynamiter tout ça.

Thierry Chèze
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Folle Nuit Russe

La Russie et ses dirigeants en prennent décidément pour leur grade en cet été ciné 2019. Parfait complément de Factory, ce film de fin d’études d’Anja Kreis, nourri de faits réels, remonte à la fin des années Eltsine, pendant la seconde guerre de Tchétchénie, dont tous les personnages subissent ici, chacun à leur manière, les dommages collatéraux : stress post-traumatique d’un jeune soldat revenu du front, deuil impossible de sa mère qui y a perdu un autre de ses fils, besoin chez d’autres de se réfugier obsessionnellement dans une croyance religieuse...

Thierry Chèze
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Yuli

Yuli raconte l’enfance et la jeunesse d’une figure légendaire du Royal Ballet de Londres, le danseur cubain Carlos Acosta. Revenu dans sa ville natale, La Havane, après une brillante carrière de danseur étoile, il monte un ballet inspiré de sa vie. Au fur et à mesure de l’avancée des répétitions, les flash-back déroulent une relation conflictuelle avec un père autoritaire mais visionnaire. Ces échanges père-fils sont parmi les scènes les plus réussies du film, traduits également sous la forme d’un très beau pas de deux.

Sophie Benamon
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Uglydolls

Créés en 2001 et sacrés jouets de l’année en 2006, les UglyDolls ont droit à leur premier long métrage en vedette sur grand écran pour fêter leur 18ème anniversaire. Si le studio Illumination  (Moi, moche et méchant) avait été pressenti à la production de ces aventures, c’est finalement Robert Rodriguez qui s’y colle en en co- signant aussi le scénario mais en laissant les commandes de la réalisation à Kelly Asbury (Shrek 2).

Thierry Chèze
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L'Ospite

La première scène de ce film italien est aussi inattendue que trompeuse. On y voit le héros explorer les profondeurs de l’anatomie de sa compagne à la recherche... d’un préservatif qui s’y est égaré ! On pourrait se croire dans une comédie politiquement incorrecte signée par un cousin italien de la bande d’Apatow. Mais, très vite, on déchante. Car L’Ospite va, tout au long de son récit, prendre garde à surtout bien rester dans les clous.

Thierry Chèze
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Vita & Virginia

Quatre-vingt-dix ans après avoir inspiré à Virginia Woolf son roman Orlando, l’histoire d’amour entre l’écrivaine et l’aristocrate Vita Sackville-West se retrouve au coeur de ce film de leur compatriote Chanya Button. Une passion entre deux femmes mariées qui fit souffler, non sans dommages collatéraux pour elles, un vent d’émancipation dans l’Angleterre du début du XXe siècle. Ces deux femmes, remarquablement incarnées par Gemma Arterton et Elizabeth Debicki, furent incontestablement des pionnières.

Thierry Chèze
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Inna de Yard

Ils s’appellent Ken Booth, Cedric Myton, Kiddus I... Légendes du reggae des 60s et des 70s, ils se retrouvent un demi-siècle plus tard pour enregistrer un album collectif sous le nom d’Inna de Yard, dont le triomphe les conduira dans une tournée mondiale passée par l’Olympia le mois dernier. En racontant ces retrouvailles, leurs parcours et leurs échanges avec les membres de la jeune génération qui les accompagnent dans ce projet, Peter Webber (La Jeune Fille à la perle) signe un Buena Vista Social Club à la sauce reggae.

Thierry Chèze
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Face à la nuit

Un beau polar aux accents mélo qui raconte le destin tragique d’un flic en trois nuits décisives. Pour fans de Wong Kar-Wai en manque.

Frédéric Foubert
Acusada (affiche)
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Acusada

Ce film argentin s’inscrit parfaitement dans la passion voyeuriste de nos sociétés pour les faits divers : désigner les coupables avant que la justice ne fasse son travail, puis refaire les procès à l’infini. Dolorès, l’étudiante au coeur d’Acusada, attend le sien depuis deux ans. Accusée du meurtre de sa meilleure amie, elle prépare sa défense. Le déchaînement médiatique autour de cette affaire met à mal ses relations familiales et amicales.

Thierry Chèze
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Pauvre Georges !

Premier film cinéma de Claire Devers depuis Les Marins perdus (2003), Pauvre Georges ! raconte la vie paisible d’un professeur installé avec sa femme dans la campagne montréalaise. Un jour, il surprend un adolescent chez lui en train de fouiller. Le débonnaire Georges décide de prendre sous son aile ce Zack, visiblement livré à lui-même, sans se douter que cette décision va avoir un effet dévastateur sur sa vie personnelle. Avec un ton absurde, flirtant avec le fantastique, Claire Devers commence par intriguer. Ce Georges est-il si bien intentionné ?

Christophe Narbonne
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Yesterday

Danny Boyle refuse de vieillir. Il a passé la soixantaine, mais ne comptez pas sur lui pour tourner son Douleur et Gloire. Le seul indice de l’âge du capitaine, c’est sa tendance récente à regarder dans le rétro et à réfléchir à la grande histoire de la pop culture britannique. Après la mise en scène de la cérémonie d’ouverture des JO de Londres, il a revisité son Trainspotting façon Retour vers le futur 2 (T2 Trainspotting) et, il y a quelques mois encore, il était sur le point de s’attaquer à James Bond...

Frédéric Foubert
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Spider-Man : Far from home

Après Avengers : Endgame qui a signé la fin de quelques personnages iconiques , c’est au tour de Spider-Man : Far from Home d’ajouter un nouveau volet à la saga Marvel. Jon Watts, déjà réalisateur de Spider-Man : Homecoming, venu du cinéma de genre (Clown, Cop Car) reprend du service. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il a gagné en assurance.

Sophie Benamon
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Rojo

Tout commence par une séquence de vingt minutes d’une incroyable intensité au terme de laquelle le titre apparaît en rouge sur fond noir. Un homme est paisiblement attablé dans un restaurant quand un autre survient et fait un scandale pour s’asseoir dans l’endroit bondé. L’homme tranquille lui cède sa place, non sans offenser le perturbateur par des paroles aussi blessantes que des coups de lame. Les deux antagonistes se retrouvent peu après dans la rue pour un affrontement fatal qui signe le début des emmerdes pour l’homme tranquille.

Christophe Narbonne
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La grand-messe

C’est une tradition qui se perpétue chaque été sur les routes de montagne du Tour de France accueillant les exploits des prétendants au maillot jaune. Plusieurs jours avant le passage des coureurs, une nuée de camping-cars les précède pour permettre à leurs propriétaires d’occuper le meilleur spot, histoire d’admirer les forçats de la route le jour J. Ce documentaire raconte le quotidien de cette microsociété de fondus de la petite reine : leurs habitudes, les copains qu’on retrouve d’année en année, les non-initiés qui les hérissent car ils ne respectent pas leurs petites traditions...

Thierry Chèze
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Haut les filles

Raconter soixante ans de rock français à travers le regard de dix chanteuses emblématiques de ce courant, même (et surtout) si on ne les perçoit pas forcément ainsi. Tel est le pari réussi de ce documentaire à la thèse de départ inattendue : le rock est né en France en 1949 le soir où Piaf a chanté sur scène son amour pour Cerdan, disparu le matin même. Pour François Armanet, la femme est donc le passé, le présent et l’avenir du rock.

Thierry Chèze
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So long, my son

Deux enfants regardent au loin d’autres bambins qui s’amusent sur une plage. La tentation de rejoindre le reste du groupe est grande. L’un quitte rapidement son poste d’observation. L’autre reste en retrait mais ne tardera pas lui aussi à descendre. La caméra, imperturbable, ne bouge pas et n’accompagne pas les deux protagonistes, comme s’il lui fallait se protéger de quelque chose. Elle reste à bonne distance de l’action, puis bientôt du drame qu’une ellipse viendra révéler. On distingue les silhouettes d’adultes affolés se précipiter sur le sable.

Thomas Baurez