Gentlemen cambrioleurs : Affiche
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Gentlemen cambrioleurs

Michael Caine commence à avoir pas mal de films de casse au compteur. L’or se barre, Un hold-up extraordinaire, Le chat croque les diamants... Le dernier, Braquage à l’ancienne, est sorti chez nous il n’y a même pas un an. Gentlemen cambrioleurs refait le coup du gang de pépés braqueurs en entourant l’icône d’autres vieilles canailles du cinéma british, de Tom Courtenay à Ray Winstone.

Frédéric Foubert
Cacophonie du Donbass affiche
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La cacophonie du Donbass

Et si tout avait commencé à cause d’un film ? C’est l’idée de cette Cacophonie du Donbass qui prétend qu’une œuvre de propagande du cinéaste soviétique Dziga Vertov serait le lointain point de départ de la guerre ravageant ce petit bout d’Ukraine depuis 2014. Le documentaire revient d’abord sur La Symphonie du Donbass, un film des années 30 vantant la beauté de la région et les mérites des mineurs du coin présentés comme des demi-dieux. La réalité ne collait pas à la légende.

Gael Golhen
Cacophonie du Donbass affiche
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La cacophonie du Donbass

Et si tout avait commencé à cause d’un film ? C’est l’idée de cette Cacophonie du Donbass qui prétend qu’une œuvre de propagande du cinéaste soviétique Dziga Vertov serait le lointain point de départ de la guerre ravageant ce petit bout d’Ukraine depuis 2014. Le documentaire revient d’abord sur La Symphonie du Donbass, un film des années 30 vantant la beauté de la région et les mérites des mineurs du coin présentés comme des demi-dieux. La réalité ne collait pas à la légende.

Gael Golhen
Still recording affiche
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Still recording

C’est un document bien plus qu’un documentaire. Deux heures parmi les 450 tournées de 2011 à 2015 par Saaed Al Batal et Ghiath Ayoub, qui racontent de l’intérieur l’enfer quotidien vécu par les Syriens. Les mots que l’on peut lire dans les articles sur ce pays en guerre depuis tant d’années deviennent ici des images. Violentes, forcément. Confuses aussi, car rien ne ressemble plus à une journée de chaos qu’une autre journée de chaos. Surréalistes parfois, comme dans ces dialogues récurrents par radio interposée entre un pro et un anti-Bachar El Assad.

Thierry Chèze
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Synonymes

En deux longs métrages (Le Policier, L’Institutrice), Nadav Lapid s’est imposé comme l’une des voix les plus originales du cinéma israélien. Avec Synonymes, il pose pour la première fois sa caméra en France pour raconter Yoav, jeune Israélien arrivant à Paris dans l’espoir que notre pays le guérisse de la folie de son pays qu’il fuit au point de refuser désormais de parler hébreu. L’ouverture de ce récit vous happe. Yoav y déambule en panique dans un immense appartement vide d’un immeuble bourgeois qui le semble tout autant.

Thierry Chèze
Sergio et Sergei : Affiche
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Sergio et Sergei

En 1991, la dislocation de l’URSS eut des dommages collatéraux jusque dans l’espace, où elle menaça le retour sur Terre de la station Mir avec à son bord Sergei Krikalev. Après Andrej Ujica avec son docu Out of the Present, Ernesto Daranas (Chala,une enfance cubaine) s’empare de cette drôle d’épopée à travers une fiction à la mise en scène soignée, centrée sur l’amitié – née de leurs échanges radio – entre Krikalev et Sergio, un Cubain (prof de marxisme) qui l’aidera à revenir chez lui sain et sauf (avec l’aide d’un autre radioamateur... américain !).

Thierry Chèze
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La Flor - Partie 3

Après plus de cent vingt ans d’existence, on pourrait croire avoir tout vu et tout entendu au cinéma. Penser, à entendre certains esprits chagrins, que tous les films ont été faits. Et que les créateurs sont donc désormais condamnés à se répéter avec plus ou moins de bonheur. Venu d’Argentine, La Flor met une claque vivifiante à ces idées reçues, aux tenants du « ce ne sera jamais mieux qu’avant », à ceux qui croient dur comme fer que le cinéma a définitivement rendu les armes et abandonné à la série toute velléité créative.

Thierry Chèze
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Sunset

Budapest à la veille de la Première Guerre mondiale. Irisz, une jeune chapelière, revient dans le grand magasin de chapeaux qui a appartenu à sa famille et y réclame sa place qu’elle estime légitime. Mais elle va se heurter aux secrets des nouveaux dirigeants. Quatre ans après avoir plongé sa caméra dans le cœur d’Auschwitz avec Le Fils de Saul, László Nemes semble radicalement changer d’espace-temps : une Budapest Belle Époque et estivale à la place des camps. Pourtant, le réalisateur nous enferme toujours dans le souvenir de la Shoah.

Sylvestre Picard
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Cómprame un revólver

Découvert à la Quinzaine des réalisateurs, ce septième long métrage de Julio Hernández Cordón, cinéaste mexicain méconnu sous nos latitudes, raconte la survie d’une jeune fille dans un univers hostile : un terrain de baseball au coeur du Mexique, squatté par une bande de narcotrafiquants et tenu par son père junkie. Après avoir vu sa femme et sa fille aînée enlevées, ce dernier tente tant bien que mal de protéger sa petite dernière en la faisant passer pour un garçon, tout en redoutant le moment où elle lui sera aussi enlevée.

Thierry Chèze
Us (affiche)
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Us

Plus rien n’arrête Jordan Peele. Deux ans à peine après le succès de Get Out, et alors qu’il supervise, via sa boîte de prod’ Monkeypaw, tout un tas de projets excitants (l’anthologie Weird City sur YouTube, un reboot de la Twilight Zone pour CBS…), l’homme décoche déjà un nouveau long-métrage.

Frédéric Foubert
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Sauvages

Sauvages se regarde et se vit comme une expérience sourde. Deux femmes aux destins brisés se rencontrent, l’une sort de prison après un vol qui a mal tourné, l’autre est une artiste recluse dans une maison. Dans ce huis clos, les deux protagonistes tentent de s’apprivoiser, tantôt en se balançant des banalités, tantôt en se réfugiant dans le silence. Le scénario semble glisser vers une histoire d’amour sulfureuse. Mais les scènes s’enchaînent sans force et sans trame cohérente, et rendent difficile à supporter ce duel dont on ne comprend pas les enjeux.

Sophie Benamon
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L'homme qui a surpris tout le monde

Difficile de parler de ce film sans en déflorer l’intrigue. Essayons. Lorsqu’un garde-forestier, atteint d’une maladie incurable, décide de recourir à une “technique” païenne pour tromper la mort, il provoque l’incompréhension puis la colère des villageois du coin de Sibérie où il vit avec sa famille... Mélange de folklore local et de commentaire politique sur la situation des marginaux en Russie, ce deuxième film d’un couple de cinéastes évoque en sourdine le cinéma codifié et secrètement explosif d’un Sergei Loznitsa. Il n’en a cependant pas l’ampleur dramatique ni onirique.

Christophe Narbonne
Leur souffle
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Leur souffle

Comment soulever chez le spectateur la question du divin ? Ou plutôt comment trouver la forme juste pour capter le souffle particulier qui est censé animer ceux qui se consacrent à Dieu ? Les deux réalisateurs de ce documentaire ont passé des heures au sein d’une abbaye bénédictine comme coupée du monde pour décrire le quotidien des sœurs : prière, atelier de peinture, cuisine, repas, et même partie enflammée de balle au prisonnier... Le tout au milieu des décors majestueux et ensoleillés du Sud de la France.

Thomas Baurez
dernier amour
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Dernier amour

Alors que les rapports hommes-femmes constituent le cœur de son cinéma, il était logique de voir Benoît Jacquot se confronter un jour à la figure du séducteur par excellence, Casanova. Il se penche ici sur un moment précis de sa vie, lors de son exil à Londres, où il va tomber sur un os : la Charpillon, prostituée dont le charme envoûtant lui fait soudain oublier toutes les autres femmes. Seul hic, la demoiselle ne s’en laisse pas compter.

Thierry Chèze
AFFICHE
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La Flor - Partie 2

Après plus de cent vingt ans d’existence, on pourrait croire avoir tout vu et tout entendu au cinéma. Penser, à entendre certains esprits chagrins, que tous les films ont été faits. Et que les créateurs sont donc désormais condamnés à se répéter avec plus ou moins de bonheur. Venu d’Argentine, La Flor met une claque vivifiante à ces idées reçues, aux tenants du « ce ne sera jamais mieux qu’avant », à ceux qui croient dur comme fer que le cinéma a définitivement rendu les armes et abandonné à la série toute velléité créative.

Thierry Chèze
AFFICHE
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M

M, c’est une référence à M le maudit, ce film de Fritz lang qui suit un tueur d’enfants. M, c’est Menahem, le héros du film. Quand il était enfant, Menahem habitait Bnei Brak, une banlieue de Tel Aviv où résident les juifs ultraorthodoxes, les haredim. Il était connu pour sa gentillesse, son sens de l’étude et sa voix d’or qui résonnait dans la synagogue. Mais il gardait pour lui son secret : pendant des années, il a été violé par des membres de la communauté.

Sophie Benamon
AFFICHE
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Qui m'aime me suive

Simone est mariée depuis toujours à Gilbert, retraité aigri. Alors quand part le fougueux Étienne, son amant et voisin d’en face, et ami d’enfance de Gilbert, Simone décide de s’en aller. Qui l’aime la suive... On pourrait résumer le nouveau film du rare José Alcala (l’intéressant Coup d’éclat date de 2011) par la formule « Jules et Jim chez les seniors » : Daniel Auteuil et Bernard Le Coq se disputent les faveurs de Catherine Frot, insaisissable sexagénaire qui troque sa vie rangée pour la frivolité et la liberté.

Christophe Narbonne
AFFICHE
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Le corps sauvage

Depuis 2005, Cheyenne Carron a réalisé dix films -dont neuf depuis 2010. Un rythme de stakhanoviste pour cette réalisatrice atypique qui s’autoproduit et aborde des sujets plus ou moins radicaux. Dans Le corps sauvage, elle fait le portrait d’une jeune femme, Diane, chasseresse des temps modernes qui cherche un sens à sa vie dans un village près d’une forêt luxuriante. Sur place, Diane fréquente une communauté de jeunes écolos qui qui ne défendent pas tous la même idée de la chasse... Bavard, théorique, le film n’offre pas beaucoup l’occasion de vibrer ou de s’évader.

Christophe Narbonne
Ma vie avec John F. Donovan
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Ma vie avec John F. Donovan

Rares sont les films à la fois attendus et précédés d’une rumeur à ce point détestable à leur arrivée en salles. Pour Xavier Dolan, c’est en tout cas une première. Car même s’il n’a jamais fait l’unanimité (cet esprit vif et si riche en contradictions serait le premier à la vomir), aucun de ses films n’avait eu à subir un vent à ce point contraire avant que le public ne se fasse son opinion. Un conseil d’ami ? Ne vous fiez définitivement pas aux rumeurs. Car la production riche en rebondissements de Ma vie avec John F.

Thierry Chèze
Convoi Exceptionnel
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Convoi exceptionnel

Dès le premier plan, on est en terrain connu. Au coeur d’un embouteillage déboule Taupin (Depardieu) poussant un Caddie vide dans lequel il trimballe toute sa vie. Et le voilà rejoint par Foster (Clavier) qui lui rappelle leur mission commune : tuer un homme. Taupin n’a aucune idée de ce dont il parle. Et pour cause : il n’a jamais reçu le scénario qui explique ce qu’ils vont devoir faire, tels des pantins sous l’emprise d’esprits diaboliques. Commence alors un jeu de film dans le film où planent toutes les obsessions de Blier : la mort, les relations hommes-femmes, cet amour des mots...

Thierry Chèze
Mon bébé
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Mon Bébé

Mon bébé est plus qu’une nouvelle comédie générationnelle, c’est la dernière pierre du « LACU ». Le Lisa Azuelos Cinematic Universe. Depuis LOL, la cinéaste construit un édifice très cohérent où l’on croise régulièrement les mêmes obsessions et les mêmes figures. En gros : une femme énergique avec un boulot sympa vit dans un sublime appart parisien avec ses post-ados bien coiffés et très branchés. Après LOL, voilà donc sa nouvelle étude de mœurs parisienne et son nouveau portrait de mère battante.

Gael Golhen
Teret : Affiche
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Teret

En 1999, dans une Serbie encore en plein chaos, Vlada a retrouvé du travail comme chauffeur de camion. Obligé d’accepter des contrats sans être trop regardant, il se retrouve à transporter un mystérieux chargement du Kosovo à Belgrade en traversant des paysages marqués des stigmates de la guerre. Les portes arrière de son véhicule étant cadenassées, il ne saura rien de ce contenu... imaginant, sans doute à juste titre, le pire.

Thierry Chèze
Affiche Rebelles
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Rebelles

Allan Mauduit est un farceur old school, un héritier de Hara-Kiri, de ses mauvaises manières et de son mauvais goût. Tantôt ça marche (la série Kaboul Kitchen qu’il a cocréée), tantôt ça foire (Vilaine, son premier film faussement provoc). Rebelles se situe entre les deux, entre la mordante satire bête et méchante et le portrait à décharge convenu. Cécile de France, Yolande Moreau et Audrey Lamy y forment un trio d’ouvrières à l’origine de la mort accidentelle de leur patron harceleur – et accessoirement acoquiné à un petit truand local.

Christophe Narbonne
Affiche Les témoins de Lendsdorf
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Les témoins de Lensdorf

Reprenant le credo du monumental Shoah de Claude Lanzmann, ce premier long métrage parvient par le truchement de la fiction à interroger la mémoire. Yoel est un historien israélien qui enquête de nos jours sur un massacre de juifs durant la Seconde Guerre mondiale aux abords d’un village autrichien. Ce combat de toute une vie est toutefois soumis à un ultimatum lorsque la municipalité dudit village entend effectuer des travaux de construction, empêchant le chercheur de localiser la fosse – jusqu’ici introuvable – où les corps des victimes ont été enterrés.

Thomas Baurez
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Lune de miel

Le titre français est ironique : de lune de miel il ne sera pas beaucoup question pour la Roumaine Mara, ni avec son tout nouvel époux américain ni avec les États-Unis. Face aux suspicions de l’administration quant à son mariage (elle est jeune, étrangère et déjà mère, son mari est plus âgé et son passé, trouble), Mara va aller de désenchantement en désenchantement.

Christophe Narbonne
AFFICHE
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McQueen

On l’appelait le hooligan de la mode. Et les bureaux feutrés parisiens de chez Givenchy résonnent encore de l’arrivée tonitruante de ce Zébulon de génie – nommé directeur artistique de la maison – et de son équipe de jeunes agités refusant d’entrer dans le moule. Ce doc raconte, avec une tonne d’archives inédites et de témoignages jamais réduits à la banale hagiographie, le destin hors norme d’Alexander McQueen, ce fils de famille modeste devenu une figure majeure du monde de la mode, si loin de sa condition sociale.

Thierry Chèze
We The Animals : Affiche
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We the animals

Barry Jenkins expliquait, dans ces colonnes, au sujet de son Si Beale Street pouvait parler, que ce n’est pas parce qu’on raconte des histoires dramatiques qu’il faut avoir peur du beau. Les premiers pas dans le long métrage de fiction de Jeremiah Zagar s’inscrivent pleinement dans cette logique (on l’a même présenté comme le Moonlight de 2018 à Sundance l’an passé).

Thierry Chèze
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Depuis Mediapart

Il est des films périssables. Ce documentaire en fait partie. Sous couvert de nous faire entrer dans les coulisses du site d’information Mediapart créé par Edwy Plenel, la réalisatrice Naruna Kaplan de Macedo nous refait le récit de la dernière élection présidentielle. Une élection dont la particularité est justement d’avoir épuisé toutes ses ressources : le Parti socialiste et Les Républicains à terre et atterrés, affaires à rebondissements, victoire du jeune outsider... Tout a été dit ou presque. En tout cas, ce film n’apporte rien de plus. Quid alors du sujet de départ ?

Thomas Baurez
AFFICHE
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Depuis Mediapart

Il est des films périssables. Ce documentaire en fait partie. Sous couvert de nous faire entrer dans les coulisses du site d’information Mediapart créé par Edwy Plenel, la réalisatrice Naruna Kaplan de Macedo nous refait le récit de la dernière élection présidentielle. Une élection dont la particularité est justement d’avoir épuisé toutes ses ressources : le Parti socialiste et Les Républicains à terre et atterrés, affaires à rebondissements, victoire du jeune outsider... Tout a été dit ou presque. En tout cas, ce film n’apporte rien de plus. Quid alors du sujet de départ ?

Thomas Baurez
AFFICHE
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Meltem

Accompagnée de deux potes, Elena, une jeune Française d’origine grecque, débarque sur l’île de Lesbos pour solder les comptes avec son passé. Sa mère est morte et son beau-père habite toujours dans la maison familiale qu’elle est déterminée à vendre. La rencontre avec un migrant syrien et sa relation ambiguë avec l’impétueux Nassim l’infléchiront-elles ? Ce premier film ambitieux sur le fond (moins sur la forme) part dans plein de directions (le deuil, l’héritage, l’amour, l’Europe, les migrants...) qu’il n’explore du coup qu’en surface.

Christophe Narbonne